Karine Pasquier revient dans un club breton

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L’annonce est désormais officielle et exclusive  ! Karine Pasquier quitte Endurance 72 pour un club breton, et surprise (ou pas), elle revient au Quimper Athlétisme !

Après 8 ans au Quimper Athlétisme (2001-2009), la quimpéroise avait décidé de quitter ce club  en septembre 2009 pour Endurance 72 (Le Mans), qui à l’époque cherchait à renforcer son équipe féminine. Pendant 6 ans, Karine a côtoyé avec son nouveau club le meilleur niveau français en tant qu’individuel (record sur marathon à 2h34’55 en 2015 (Paris), 3ème au France de cross en 2015, semi marathon 1h13’30 en 2015) mais aussi en équipe avec plusieurs podiums et titres au championnat de France de cross, 10 km, et semi marathon.

Retour avec elle sur son nouveau choix de club, ses raisons, ses nouveaux objectifs ….

Karine, explique nous les raisons de ton retour dans le club Quimpérois ?

« Cette année c’est ma 1ère licence Master, ça pique un peu! Toutes ces années à m’entrainer seule m’ont épuisée et surtout l’année juste avant grossesse. Mon corps et ma tête m’avaient lâchée, je n’ai fait qu’ enchainer les blessures, je n’ai même pas pu faire la saison de cross. Les France de cross (2016 au Mans) je les ai fini sur une civière! Pour autant j’ai continué, persévéré, pour aller aux mondiaux de semi puis aux Europe. Mais à vouloir à tout prix, sous la contrainte, le plaisir avait disparu.

J’ai envie de repartir mais avec moins de pression, être plus proche d’un club et surtout avoir la possibilité de rejoindre un groupe d’entrainement de temps en temps même si j’ai repris à m’entrainer le midi pour des facilités logistiques. Au QA, j’y ai également des amis. Oui j’ai envie de partager plus mon entrainement, la course à pied avec une structure locale. Et puis je ne suis plus toute jeune mes meilleures années sont sûrement derrière moi maintenant.« 

Pourquoi avoir quitté le Quimper Athlé pour Endurance 72 en 2009 ?

« J’ai suivi un entraineur, et j’ai voulu entrer dans une équipe féminine qui évoluait à un plus haut niveau. Je voulais goûter à autre chose: une structure haut niveau, avec des partenaires, des équipementiers. »

Et Endurance 72, c’est un club à part ?

« J’ai vécu ce club à travers l’équipe élite féminine. Le club existait, rayonnait grâce aux équipes élites. Historiquement, c’est le club de Dominique Chauvelier même si il a quitté le navire il y a un peu moins de 10 ans. Il a son historique en bon et moins bon, mais c’est un club référence en France. Endurance 72 a fait perdurer les podiums par équipe d’année en année, en souhaitant concurrencer le SCO Sainte Marguerite. J’ai bénéficié d’un club avec un encadrement dédié aux élites, des athlètes haut niveau, des soins médicaux,  des déplacements de qualité et aussi des indemnités financières, les 1ères années. De mon côté, habitant à Concarneau, je m’entrainais chez moi, et quelques fois en stage avec les filles au Mans, ou avec l’équipe de France au Portugal.« 

Tu es ingénieur QHSE à Rosporden, et on arrive facilement à gérer le haut niveau en course à pied ?

« Je travaille à temps plein,  il suffit d’être bien organisé. C’est encore plus le cas maintenant avec mes 2 enfants. Je privilégie les entrainements à midi. J’ai une voie verte et une boucle mesurée sur 1km à Rosporden sur lesquels je m’entraine. Ma force est d’avoir l’énergie et le mental suffisant pour pouvoir m’entrainer seule. Je suis motivée par mes objectifs, par mon sport. Mais ces entrainements là ont ces limites à un moment donné. Toujours seule contre toi même sans le partage avec d’autres coureurs, d’autres partenaires d’entrainement. Quand tout va bien on est aspiré par la spirale positive mais quand les blessures nous guettent, que le mental est au plus bas, c’est dur et  continuer à s’entrainer seule, sans parler, sans échanger, sans partager, c’est courir sous la contrainte .« 

De retour au Quimper Athlétisme, tu viens étoffer une équipe féminine déjà bien costaud ?

« Oui et c’est ce qui est motivant en revenant au Quimper Athlé car les filles ont battu une fois Endurance 72 à Langueux en 2016. C’est un nouveau challenge pour moi de compléter cette équipe et d’aller chercher pourquoi pas la plus haute marche du podium au France de cross à Plouay (même si le pari semble impossible). »

Tu es entrainée  depuis 4 ans par Pascal Chirat, DTN marche athlétique (ex entraineur de Yohan Diniz), qu’est que cela t’a apportée ?

« Pascal m’a apporté le travail en endurance peu soutenu mais long, tout en me prouvant que sans aller dans la haute intensité, on pouvait atteindre des performances. Je ne fais plus de séances sur piste, mais je travaille beaucoup toutes les allures aérobie. Et il m’a fait passée sur le vélo, j’ai découvert également le renforcement en salle avec des charges. Bref j’ai appris à moins courir vite mais être  efficace plus longtemps.« 

Tu as de nouveaux objectifs, avec tes 40 ans fraîchement acquis (quelques jours…) ?

« Oui, courir sans objectif je ne sais pas faire! Les championnats de France de cross à Plouay  me semblent être un beau défi tant en individuel car je viens de rentrer chez les masters que par équipe! J’adore le cross c’est comme cela que j’ai commencé à courir. Puis maintenant je souhaite aussi courir plus des événements pour le plaisir, même si je garderai toujours à l’esprit de faire des chronos car je suis une compétitrice mais ce sera différent. Par exemple fin mars, je pars à Bordeaux avec des amis pour le semi et le marathon.« 

Tu es toujours entraineur à distance pour différents coureurs ?

« Oui, j’entraine essentiellement des femmes en ce moment de tout niveau. J’aime  accompagner les coureurs dans leurs défis sportifs, en trail, sur route, ou en cross. Je leur transmets ce que j’ai appris de mes expériences. Je les mets en confiance par rapport à leurs objectifs, et j’affine avec eux leur préparation. C’est un échange et c’est ça que j’apprécie. « 

Toi qui a lancé la course Elle et Lui à Quimper en 2006, tu comptes te réinvestir dans le club ?

« La course a bien été reprise depuis 10 ans. Non ce n’est pas mon envie, je préfère plus accompagner des coureurs dans leurs défis sportifs comme dit précédemment. J’ai commencé via le site Yanoo et maintenant je continue avec des coureurs par le bouche à oreille. Dès que j’aurai plus de temps, je pense que je m’investirai davantage . »

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