Magasin spécialisé running, facile d’ouvrir mais difficile de tenir

1 LP Alpes 1 Ambiance 2016 UTS photo Robert Goin

7 ambiance 46 km photo Robert Goin 2017 AMBIANCE 42 km Ubaye Trail Salomon photo Robert Goin (1)

Un article paru dans le magazine spécialisé « Sport Eco » relate une interview avec l’ex directeur de Brooks France Christophe Vatinel devenu responsable d’un groupement de magasin (Run Green) – 23 magasins.

Dans cette interview, Christophe Vatinel de part son expérience de distributeur des chaussures et textile Brooks explique sa vision des choses sur l’avenir des magasins spécialisés running.

D’après lui, un magasin doit proposer des produits, des marques qui apportent une réelle technicité, et doit moins se focaliser sur les marques généralistes. De part la concurrence d’Internet et des magasins de type intersport, Go Sport, Décathlon, Sport 2000 qui commencent à vouloir se spécialiser avec de vrais rayons running, le magasin spécialisé, doit trouver de nouveaux axes de développement pour tenir, car dans un avenir proche, ce sera dur.

Pour Christophe Vatinel, le travail porté par ces spécialistes depuis de nombreuses années a été récupéré par les généralistes, et ils doivent en conséquence continuer à faire des efforts pour subsister dans le temps. Ils doivent devenir de vrais épiciers du running, des experts, avec des produits forts, des produits techniques différents encore de ceux vendus dans les magasins généralistes.

Il demande même à certains magasins d’être mieux agencés,  plus beaux, plus attrayants pour les clients, avec plus d’espaces, moins de publicité, moins de produits entassés les uns avec les autres où le client peut se perdre. Le client doit être conseillé par le vendeur et non par les pubs. De part la concurrence du net, le magasin spécialiste devra lui aussi faire des efforts sur des remises pour regagner des clients.

Enfin il met aussi l’accent sur le rôle du franchiseur, celui qui vend le nom du magasin au spécialiste, car il y a un droit d’entrée qui, il y a quelques années, a été trop élevé. Aujourd’hui le franchiseur doit aussi faire des efforts, mieux accompagner le lancement d’un magasin, mieux travailler l’étude de marché avec celui qui souhaite ouvrir. Lui-même (C Vatinel) explique avoir refusé l’ouverture d’un Run Green à St Malo et à St Nazaire malgré de bon dossier, car selon lui, les magasins allaient tout droit à la catastrophe (présence de concurrent sur place installé depuis longtemps).

Pour finir, et comme déjà expliqué sur running.bzh, les conditions commerciales entre le groupement et les marques sont un dernier levier important afin que le magasin puisse dégager de meilleures marges sur chaque vente.

Aujourd’hui, un magasin spécialisé running, sans être présent dans un groupement (Running Conseil, Run Green) ou présent en achetant une franchise (Endurance Shop, Foulées..) aura beaucoup plus de mal à tenir dans le temps en raison des prix d’achats qu’il va devoir payer. En effet, un indépendant, n’aura pas le volume d’achat nécessaire pour avoir des prix d’achats au plus bas. Lorsque vous êtes dans un groupement ou un franchisé, vous bénéficiez des prix d’achats pour l’ensemble de l’enseigne représentée. Les marques proposent donc des remises supplémentaires selon l’ensemble du volume. Les marges supplémentaires, la rentabilité d’un magasin se jouent en partie ici !

nb : délibérément le magasin Sobhi Sport n’est pas cité, car difficile de savoir si c’est une franchise ou un groupement …

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