Rencontre avec Bernard Landrein, le patron de l’Ultra Marin Raid du Golfe

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Bernard Landrein en compagnie de Ludovic Dilmi, un spécialiste du 24h

 

L’ultra Marin Raid du Golfe, c’est le plus gros évènement trail breton. Avec 6500 engagés en 2017, l’association vannetaise pèse 460 000 euros de budget (cumul partenariats financiers + dotations + nature …). C’est l’évènement breton le plus connu en France, voir en Europe. Avec sa présence sur plus de 22 salons de course à pied chaque année, il communique à travers la France, auprès du public trail, ultra, et marathon également. Avec deux salariés à plein temps, quinze prestataires le jour J (sur 4 jours) le travail est considérable chaque année.

Running.bzh a voulu rencontrer Bernard Landrein pour une prise de recul sur son évènement, pour parler du développement de la notoriété de la course, l’impact touristique et économique sur le secteur vannetais.

« Cette année, 15% des coureurs venus sur notre évènement mettaient pour la première fois les pieds dans le 56« . Ce chiffre résume bien l’impact de l’évènement sur son secteur géographique.

« Il est évident que le spot du Golfe du Morbihan est un point important et de départ pour la notoriété de l’évènement. Mais si le produit n’est pas bon, si la course n’est pas réussie, vous n’arriverez à rien. Alors il faut bien travailler avec ses équipes, ses parcours, les sites d’accueil, d’arrivée. Derrière, le travail de communication est conséquent. Nous faisons 22 salons où nous rencontrons les coureurs, où nous expliquons ce que nous faisons. Depuis peu, on s’est aperçu que le nom de notre course (Ultra Marin) était un point important dans notre communication. »

Il faut reconnaître à Bernard Landrein ses compétences en matière de conduite de projet, et de développement commercial. Ancien directeur commercial à la Trinitaine, c’est un homme qui s’engage, qui propose, qui va au bout de ses idées.

« Nous faisons tous les ans le salon de l’UTMB. Pour moi, c’est une référence en la matière. Chaque année, je reviens avec des idées, des réflexions. De mon côté, on essaie de présenter sur notre salon à Vannes 10 organisations bretonnes, qui ont gratuitement un stand. A l’avenir j’aimerais faire un salon des évènements bretons pendant l’ultra marin.

J’ai postulé pour que l’ultra Marin rentre dans le Trail World Tour, mais il y a avait déjà l’UTMB, et j’ai l’impression qu’ils cherchent également à chercher de nouvelles courses hors europe. »

Dis nous Bernard, le Golfe c’est plat ? (en référence à nombreuses critiques sur le parcours)

« Pour moi trail, c’est course nature, avec tout type de dénivelé. Je n’ai pas à rougir des formats qui sont proposés. J’aimerais même bien voir les montagnards venir courir sur le 86 ou le 177 km. Nos parcours sont exigeants car il faut courir beaucoup plus que lorsque l’on est en montagne. Ce sont de très bons parcours pour ceux qui font de la route également, et qui souhaitent commencer à rentrer sur des formats ultra.« 

Côté géographique, le Golfe du Morbihan fait parti de l’un des 50 parcs nationaux régionaux (50 PNR de France). C’est un soutien très important pour l’évènement, mais ce n’est pas le parc qui pose le plus de problématique, mais NATURA 2000.

« Les dossiers pour Natura 2000 sont très lourds. C’est même peut-être ce qui nous prend le plus d’heures de travail chaque année, surtout lorsque l’on modifie les parcours. C’est très contraignant. Avec Natura 2000, c’est à nous de démontrer que nous n’avons pas d’impacts sur les oiseaux, les plantes, la faune marine, les animaux… Un des exemples pour bien comprendre, est l’impact du bâton de marche nordique sur le chemin emprunté, ou l’impact de la lampe frontale sur les insectes ou animaux la nuit. Des exemples comme cela, on en a plein… »

Sur le plan économique, l’Ultra Marin a réussi à se placer comme un évènement incontournable auprès de tous les acteurs (collectivités, partenaires, restaurateurs, hébergeurs…)

« Nous avons le soutien de toutes les villes. Nous avions lancé deux enquêtes économiques, et le résultat est assez bon; 2.4 millions d’euro de retombées économiques sans l’achat du dossard (resto, hébergement, location, visite…). »

L’organisation travaille également chaque année en lançant 50000 sets de table pour les restaurants du golfe, 30000 cartes touristiques avec plan des courses pour le coureur et les suiveurs…

Enfin, côté course, l’Ultra Marin a subi des modifications sur ces épreuves depuis quelques années, comme le changement de sens, la création du 36 km en 2014, le relais à 4 sur le 177 km.

En 2018, un relais de 10 personnes sera mis en route sur le 177 km.

Bernard Landrein et toute son équipe se prépare à fêter en 2019 les 15 ans de l’évènement où beaucoup d’animations seront lancées.

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